lundi, juin 23, 2008

Les orifices

À l'instar du fils de la Femme d'un militaire, mes enfants ont toujours beaucoup apprécié les orifices.

Cependant, contrairement à son jeune homme, les miens préfèrent les orifices nasaux.

Ainsi, à l'âge de trois ans, Fils Aîné trouva que sa narine était un bon endroit pour cacher une graine de tournesol. La panique (la sienne, surtout), je ne vous raconte pas! Nous avons dû nous rendre à la clinique où, avec de longues pinces, on a pu lui retirer la chose, qui avait gonflé à l'humidité.

Au même âge, Grand-Charme expérimenta de se rentrer une roche dans la narine. Crise de panique, again. À la maison, nous n'avons pas été capable de la lui retirer. À la clinique non plus. Ce fut donc à l'urgence qu'on se dirigea. Là-bas, on dû l'attacher sur une civière pour immobiliser son corps. Pour garder sa tête immobile, six infirmières durent prêter main forte à son père. On lui gela le nez et on réussit à lui retirer la roche, que j'ai collée dans son livre d'enfant. Me croyez-vous si je vous dis que jamais plus il ne mit quoi que ce soit d'autre (que ses doigts) dans son nez?

Tout-Doux ne put s'empêcher d'explorer lui aussi ses orifices. Pour sa part, ce fut de la macédoine de légumes. Des petits pois ou du maïs, je ne sais plus trop. Heureusement, des légumes mous, ça se retire plus facilement qu'une roche avec une pince à cils.

Peut-être Coco fut-il plus sage que les autres, je ne me rappelle pas qu'il se soit inséré quoi que ce soit dans quelqu'orifice qu'il soit (Grand-Homme m'a corrigée: et le Lego dans le nez, tu l'as oublié?) et Thomas ne vécut pas assez longtemps pour avoir des idées pareilles.

Il serait cependant naïf de croire que le saut de deux membres de la fratrie dans le rituel d'exploration nasale annonce la fin de l'exercice pour les autres. Frédéric a découvert hier que les orifices de son appendice nasal étaient des endroits intéressants pour camoufler...des bleuets. Heureusement, dans son étude de la chose, il fut plus prudent que ses frères et n'enfonça pas les fruits jusqu'au fond. Toutefois, contrairement à eux, il réalisa que si de deux narines l'humain était pourvu, deux narines étaient donc disponibles pour transporter deux fois plus de bleuets.

Et tant pis s'il ne reste que la bouche pour respirer.

4 commentaires:

La femme d'un militaire a dit...

je peux juste sourire aussi large que possible aux idées incroyable des enfants...

Nanou La Terre a dit...

Comme c'est drôle Grande Dame!

de vieux souvenirs remontent à la surface.

Un soir, en m'étouffant, un morceaux de spaguetti m'est sorti du nez.

Je n'ai pas d'autres histoires de nez. Par contre, ma soeur était plus expérimentale. Je me rappelle la fois où elle hurla à tue-tête pendant un repas familial. J'étais estomaquée. Elle s'était enfoncée un petit oignon blanc mariné entre les deux petites lèvres.Quelle idée fsrfelue.

Une autre fois elle s'amusait à insérer des petites roches entre les deux fesses de ses deux petites voisines. Prise en flagrant délit, la grande soeur(moi) la dénonçà et elle s'est fait gronder.

Elle mangeait aussi des vers de terre secs et des vieilles gommes collées dans la rue!

Aujourd'hui, elle est très équilibrée. C'est ma grande amie!

grand homme a dit...

Ça donne pas le gout d'embrasser ta soeur !

Karine a dit...

Arfff ici ont en est à 3... 3 trucs dans le nez, 3 visite à l`hôpital en 18 mois +/- 6 mois entre chaque.. la première et dernière fois à été assez terrible et l`ORL lui a shouter toute un char de m*rde :S... espérons qu`il a maintenant compris.. (5 ans et demis).