Il y a plusieurs semaines, dans sa grande fascination par la mort, Frédéric a bien expliqué à sa cadette que puisqu'elle était la plus jeune, elle serait nécessairement la dernière de la famille à mourir. C'est la logique même. Elle serait seule, sans frères ni parents. Seule, abandonnée à elle-même. C.o.m.p.l.è.t.e.m.e.n.t seule.
Depuis, il y eut plusieurs épisodes de bouleversement. Inconsolable, Béatrice ne se fait pas du tout à l'idée de se retrouver sans racines, sans amour, sans câlins, isolée, perdue dans ce monde trop grand pour une si petite fille.
Je croyais bien qu'elle était derrière, cette fichue angoisse.
Eh bien non.
Mon petit Chat d'Amour est venu me retrouver entre deux séances de jeu, inquiète de se retrouver "seule quand maman et papa et tous ses frères vont être morts"...seule et incapable d'accomplir des "choses de grands parce que elle met toujours trop de céréales dans son bol et trop de miel sur ses tartines si elle n'a pas d'aide de sa famille..."
Awww.
Et voilà que mon coeur saigne.
Grande Dame
Aléas familiaux d'une mère de famille nombreuse et autres réflexions éclectiques
dimanche, mai 05, 2013
vendredi, avril 26, 2013
Maya, Thomas et ce qui reste gravé
Maya, 16 ans, est la fille ultra-lucide d'une de mes plus précieuses amies. Elle a vécu de près il y a quelques années le décès de mon fils Thomas.
À ce moment, elle n'avait que 9 ans mais une empathie immense, une lucidité quasi embarrassante pour son âge et une humanité que jamais personne ne pourra lui enlever. Au moment du décès de mon fils, la maman de Maya était très présente pour écouter mon absence d'esprit, mon incohérence, ma très grande souffrance. Le papa de Maya, ébéniste consciencieux, quant à lui, construisait le cercueil de mon petit homme.
Adepte de slam depuis plusieurs années, Maya a écrit et slammé un de ses textes qui m'a grandement touchée. Avec son accord, je vous le partage.
"Le deuil c'est ce que l'on doit faire quand l'on perd quelqu'un.
Moi j'ai fait le mien il y a sept ans,
quand la mort a emporter cet enfant.
Un petit ange descendue pour mettre de la joie dans cette grande famille nombreuse,
était remonter après a peine deux ans d'une des façons les plus malheureuse.
Je ne parle pas seulement de mon deuil dans cette histoire,
mais de celui de ses cinq frères et de ses parents qui les ont fait plonger dans le noir.
C'est a ce moment que tu te rend compte que la mort peut frapper partout,
même pour un tout petit bout d'chou.
Dans le fond j'en reviens même pas..
Vous êtes entrain de me dire que même a deux ans il a des chances que tu t'endorme puis que tu ne te réveille pas ?!
Mais je crois que le plus triste dans tout ça n'est pas qu'il soit décédé,
C'est de voir comment la famille et les proches étaient bouleverser.
Comment tous on dut sont soutenir et se tenir par la main pour tout surmonter jusqu'au lendemain.
Je me rappel avoir vue ma mère a mainte reprise partir soutenir cette famille,
les voir complètement le regard vide, les émotions a fleurs de peau, chacun avec une façon différente de faire son deuil.
Je me souvient aussi quand je suis aller à l'enterement, voir Thomas, le petit canard de la famille qui avais cesser de sourire...
Pas même une petite expression, non, le corps completement vide de vie,
ses mains si froide mais mon coeur si chaud.
Avec le temps les gens disent que ça va passer,
mais non le drame reste, il seras toujours dans nos pensés!
Il faut seulement trouver sa façon de vivre avec tout ça,
Moi j'ai trouver la mienne en lui dédiant cela.
Aurevoir Thomas.
xxx"
Merci belle Maya.
Sache que toi qui touchais déjà mon coeur, tu l'as touché encore plus profondément.
xxx
À ce moment, elle n'avait que 9 ans mais une empathie immense, une lucidité quasi embarrassante pour son âge et une humanité que jamais personne ne pourra lui enlever. Au moment du décès de mon fils, la maman de Maya était très présente pour écouter mon absence d'esprit, mon incohérence, ma très grande souffrance. Le papa de Maya, ébéniste consciencieux, quant à lui, construisait le cercueil de mon petit homme.
Adepte de slam depuis plusieurs années, Maya a écrit et slammé un de ses textes qui m'a grandement touchée. Avec son accord, je vous le partage.
"Le deuil c'est ce que l'on doit faire quand l'on perd quelqu'un.
Moi j'ai fait le mien il y a sept ans,
quand la mort a emporter cet enfant.
Un petit ange descendue pour mettre de la joie dans cette grande famille nombreuse,
était remonter après a peine deux ans d'une des façons les plus malheureuse.
Je ne parle pas seulement de mon deuil dans cette histoire,
mais de celui de ses cinq frères et de ses parents qui les ont fait plonger dans le noir.
C'est a ce moment que tu te rend compte que la mort peut frapper partout,
même pour un tout petit bout d'chou.
Dans le fond j'en reviens même pas..
Vous êtes entrain de me dire que même a deux ans il a des chances que tu t'endorme puis que tu ne te réveille pas ?!
Mais je crois que le plus triste dans tout ça n'est pas qu'il soit décédé,
C'est de voir comment la famille et les proches étaient bouleverser.
Comment tous on dut sont soutenir et se tenir par la main pour tout surmonter jusqu'au lendemain.
Je me rappel avoir vue ma mère a mainte reprise partir soutenir cette famille,
les voir complètement le regard vide, les émotions a fleurs de peau, chacun avec une façon différente de faire son deuil.
Je me souvient aussi quand je suis aller à l'enterement, voir Thomas, le petit canard de la famille qui avais cesser de sourire...
Pas même une petite expression, non, le corps completement vide de vie,
ses mains si froide mais mon coeur si chaud.
Avec le temps les gens disent que ça va passer,
mais non le drame reste, il seras toujours dans nos pensés!
Il faut seulement trouver sa façon de vivre avec tout ça,
Moi j'ai trouver la mienne en lui dédiant cela.
Aurevoir Thomas.
xxx"
Merci belle Maya.
Sache que toi qui touchais déjà mon coeur, tu l'as touché encore plus profondément.
xxx
vendredi, mars 15, 2013
Trouver sa place
J'attends après cela depuis si longtemps.
Pour les quelques un qui me lisez depuis plusieurs années, vous le savez, hein? Entre la maternité, les cours à l'université pour garder son cerveau à "on", la quête d'un équilibre entre vie familiale, vie amoureuse, vie domestique (ouch), vie professionnelle, loisirs (hein?), sommeil (pardon?) et tous les feux à éteindre, l'homéostasie est parfois d'une terrifiante fragilité. Comment trouver sa place (à soi, juste à soi) à travers cela?
La pige, c'est bien pour marier l'utile et l'agréable quand on a de jeunes enfants mais on demeure isolée du reste du monde, en-dehors du réseau et ça finit par affecter g r a v e m e n t votre santé mentale. Qu'est-ce que vous ne sacrifieriez pas parfois des autres besoins essentiels à votre équilibre quand vous faites le choix d'avoir un [autre] enfant?
Je pense véritablement avoir trouvé ma place après ces quelques années à materner à la maison en portant quelques chapeaux, retrouvé mon arrogance sympathique (ou celle qui fait que je sois si souvent perçue comme snob ou inaccessible). Qui plus est, je fais ce que j'aime, je fais une équipe du tonnerre avec l'homme de ma vie, ma fille entrera à la maternelle en septembre, j'ai donc le champ libre pour mille projets et j'ai la détermination qui vient avec.
Aujourd'hui, j'ai posé un geste professionnel (et inévitablement personnel) qui m'a demandé un grand courage que je n'étais pas certaine d'avoir, une humilité que je n'étais pas sûre d'avoir non plus et une intégrité dont elle je ne doutais point. :o))
Je l'ai fait et maintenant je dis...Advienne que pourra!
On s'en reparle très bientôt.
Pour les quelques un qui me lisez depuis plusieurs années, vous le savez, hein? Entre la maternité, les cours à l'université pour garder son cerveau à "on", la quête d'un équilibre entre vie familiale, vie amoureuse, vie domestique (ouch), vie professionnelle, loisirs (hein?), sommeil (pardon?) et tous les feux à éteindre, l'homéostasie est parfois d'une terrifiante fragilité. Comment trouver sa place (à soi, juste à soi) à travers cela?
La pige, c'est bien pour marier l'utile et l'agréable quand on a de jeunes enfants mais on demeure isolée du reste du monde, en-dehors du réseau et ça finit par affecter g r a v e m e n t votre santé mentale. Qu'est-ce que vous ne sacrifieriez pas parfois des autres besoins essentiels à votre équilibre quand vous faites le choix d'avoir un [autre] enfant?
Je pense véritablement avoir trouvé ma place après ces quelques années à materner à la maison en portant quelques chapeaux, retrouvé mon arrogance sympathique (ou celle qui fait que je sois si souvent perçue comme snob ou inaccessible). Qui plus est, je fais ce que j'aime, je fais une équipe du tonnerre avec l'homme de ma vie, ma fille entrera à la maternelle en septembre, j'ai donc le champ libre pour mille projets et j'ai la détermination qui vient avec.
Aujourd'hui, j'ai posé un geste professionnel (et inévitablement personnel) qui m'a demandé un grand courage que je n'étais pas certaine d'avoir, une humilité que je n'étais pas sûre d'avoir non plus et une intégrité dont elle je ne doutais point. :o))
Je l'ai fait et maintenant je dis...Advienne que pourra!
On s'en reparle très bientôt.
mercredi, février 13, 2013
Voilà, j'ai franchi une ligne
Des mères, parfois, disent: "Voilà, j'ai franchi une ligne, adhéré à une ligne de parti, voilà, ça y est, j'ai trouvé ma voie, je m'implique."
"J'ai trouvé la voie"....C'en est quasiment baveux et je m'en excuse.
Je souris tendrement.
Je leur souhaite tellement.
Sincèrement.
Qui ne voudrait pas en faire autant?
Trouver sa voie
Avoir l'impression que sa vie a enfin un sens
Que tout ce qui était impromptu trouve enfin sa place
Que tout ce qui nous semble inutile trouve incognito une voie d'utilité
Je suis poreuse. Je suis fertile (doh! qui aurait pu le croire??), ai envie d'accueillir des paroles fraîches, des idéaux frais, des idéologies pétillantes?
"J'ai trouvé la voie"....C'en est quasiment baveux et je m'en excuse.
Je souris tendrement.
Je leur souhaite tellement.
Sincèrement.
Qui ne voudrait pas en faire autant?
Trouver sa voie
Avoir l'impression que sa vie a enfin un sens
Que tout ce qui était impromptu trouve enfin sa place
Que tout ce qui nous semble inutile trouve incognito une voie d'utilité
Je suis poreuse. Je suis fertile (doh! qui aurait pu le croire??), ai envie d'accueillir des paroles fraîches, des idéaux frais, des idéologies pétillantes?
vendredi, février 08, 2013
Ne le dites pas trop fort
Je ne dis plus grand chose.
Bon sens, que je suis pudique, que je me dis!
Est-ce que je le deviendrais encore plus que je ne l'étais déjà?
Tant de pensées traversent mon esprit mais n'ont plus le réflexe "blogue". Je dois le dire, cela transparait sur ma santé mentale. J'ai l'impression d'avoir perdu mes mots. Écrire est si salutaire!
Est-ce le manque de temps? Je relis mes posts d'il y a 5 ans et je suis stoïque devant le constat du temps dont je disposais. Suis-je plus accomplie?
Mon bébé aura 5 ans en septembre.
La dernière fois que j'ai connu ça être seule à la maison, j'avais 19 ans. Pas encore de bébé. Pas tout à fait. Je décorais amoureusement mon premier appart'. C'était chou, marginal, ça me ressemblait. La salle de bain inspirait tout le monde à sa fonction principale, j'ai adapté dans ma première cuisinette mes premières recettes, mon salon me ressemblait: broche-à-foin, bohème, propret, confortable, estudiantin.
Et ma chambre! Aah, celle où il y avait un esprit! Oui-oui, un vrai esprit qui y vivait et me terrorisait, et pas juste moi!
C'est paniquant, les nouvelles étapes.
J'en referais un tout-mini tout chaud tout grimaçant (j'en suis revenue aux bébés) pour demeurer dans cette zone si douillette, si amoureuse, si maternelle et si paradoxale à la fois pour étirer le fabuleux (mais duuuur) temps de cocooning à la maison à prétexter le moment de l'allaitement pour ENFIN s'allonger. Du même coup, admirer-sniffer-s'émouvoir-s'éprendre solide devant sa millième merveille du monde et son individualité propre. Attendre le retour (trop hâtif) des grands en préparant des biscuits qu'ils renifleront avant même d'entrer dans la maison, être dérangée constamment par des besoins impromptus aussitôt pardonnés avant même d'être nés.
Inutile de le dire: chez nous, il en manquera toujours un.
Avoir une maison (relativement, of course) propre, ne pas avoir trop d'attentes, se sentir encore 'légitimée" de procréer, n'avoir pas de fils qui s'apprête à vous quitter pour le cégep de Baie-Comeau.
Je vieillis.
Ne le dites pas trop fort.
Bon sens, que je suis pudique, que je me dis!
Est-ce que je le deviendrais encore plus que je ne l'étais déjà?
Tant de pensées traversent mon esprit mais n'ont plus le réflexe "blogue". Je dois le dire, cela transparait sur ma santé mentale. J'ai l'impression d'avoir perdu mes mots. Écrire est si salutaire!
Est-ce le manque de temps? Je relis mes posts d'il y a 5 ans et je suis stoïque devant le constat du temps dont je disposais. Suis-je plus accomplie?
Mon bébé aura 5 ans en septembre.
La dernière fois que j'ai connu ça être seule à la maison, j'avais 19 ans. Pas encore de bébé. Pas tout à fait. Je décorais amoureusement mon premier appart'. C'était chou, marginal, ça me ressemblait. La salle de bain inspirait tout le monde à sa fonction principale, j'ai adapté dans ma première cuisinette mes premières recettes, mon salon me ressemblait: broche-à-foin, bohème, propret, confortable, estudiantin.
Et ma chambre! Aah, celle où il y avait un esprit! Oui-oui, un vrai esprit qui y vivait et me terrorisait, et pas juste moi!
C'est paniquant, les nouvelles étapes.
J'en referais un tout-mini tout chaud tout grimaçant (j'en suis revenue aux bébés) pour demeurer dans cette zone si douillette, si amoureuse, si maternelle et si paradoxale à la fois pour étirer le fabuleux (mais duuuur) temps de cocooning à la maison à prétexter le moment de l'allaitement pour ENFIN s'allonger. Du même coup, admirer-sniffer-s'émouvoir-s'éprendre solide devant sa millième merveille du monde et son individualité propre. Attendre le retour (trop hâtif) des grands en préparant des biscuits qu'ils renifleront avant même d'entrer dans la maison, être dérangée constamment par des besoins impromptus aussitôt pardonnés avant même d'être nés.
Inutile de le dire: chez nous, il en manquera toujours un.
Avoir une maison (relativement, of course) propre, ne pas avoir trop d'attentes, se sentir encore 'légitimée" de procréer, n'avoir pas de fils qui s'apprête à vous quitter pour le cégep de Baie-Comeau.
Je vieillis.
Ne le dites pas trop fort.
samedi, janvier 12, 2013
Les lièvres -encore eux.
Il fallait bien cesser de les courir, ces maudits lièvres.
La marmaille qui grandit, la recherche d'emploi, le blogue en hibernation, la jeune entreprise, les fichues responsabilités domestiques et....la si précieuse vie amoureuse aussi.
Cet automne, j'en ai trucidé un. J'ai cessé de chercher un boulot dans les comms, RP et web social.
Je me dédie désormais entièrement à ma stimulante et sympathique petite entreprise.
Une excellente chose: je suis moins éparpillée, plus créative, plus efficace, je gère mieux mon temps, cible mieux mes priorités. Qui plus est, je fais ce que j'aime.
J'ai été si occupée cette dernière année que je me demande comment j'ai pu terminer l'année 2011 (oui-oui, 2011) en même temps que tout le monde.
J'avais même mis de côté la rédaction d'un manuscrit sur lequel j'avais travaillé durant plusieurs années.
Nous rentrons d'une semaine de vacances. Le fait d'avoir le temps de lire (plus que trois pages de suite avant de dormir le soir) m'a véritablement donné envie d'écrire à nouveau (mon manuscrit a été refusé par neuf éditeurs).
Je me suis remise au boulot. J'ai plusieurs projets prometteurs en branle.
2013 représente un nouveau départ pour moi.
Bonne, fructueuse et surtout, heureuse année 2013 à vous tous chers lecteurs!
La marmaille qui grandit, la recherche d'emploi, le blogue en hibernation, la jeune entreprise, les fichues responsabilités domestiques et....la si précieuse vie amoureuse aussi.
Cet automne, j'en ai trucidé un. J'ai cessé de chercher un boulot dans les comms, RP et web social.
Je me dédie désormais entièrement à ma stimulante et sympathique petite entreprise.
Une excellente chose: je suis moins éparpillée, plus créative, plus efficace, je gère mieux mon temps, cible mieux mes priorités. Qui plus est, je fais ce que j'aime.
J'ai été si occupée cette dernière année que je me demande comment j'ai pu terminer l'année 2011 (oui-oui, 2011) en même temps que tout le monde.
J'avais même mis de côté la rédaction d'un manuscrit sur lequel j'avais travaillé durant plusieurs années.
Nous rentrons d'une semaine de vacances. Le fait d'avoir le temps de lire (plus que trois pages de suite avant de dormir le soir) m'a véritablement donné envie d'écrire à nouveau (mon manuscrit a été refusé par neuf éditeurs).
Je me suis remise au boulot. J'ai plusieurs projets prometteurs en branle.
2013 représente un nouveau départ pour moi.
Bonne, fructueuse et surtout, heureuse année 2013 à vous tous chers lecteurs!
dimanche, novembre 25, 2012
Tirage de la maisonnette, prise 2!
Tel que mentionné sur la page Facebook de Grande-Dame et ayant été sans nouvelles de la gagnante Célimène, nous avons procédé à un deuxième tirage pour déterminer une nouvelle gagnante, que voici: Maman vite vite.
Félicitations!
SVP, veuillez me contacter par courriel pour réclamer votre prix.
Félicitations!
SVP, veuillez me contacter par courriel pour réclamer votre prix.
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