dimanche, mai 27, 2007

Une date pour Grande-Dame

Se préparer pour une date, c'est quelque chose!

Je n'ai jamais eu de date de ma vie, ce qui décuple justement mon inexpérience en la matière. Il s'agit d'un moment solennel, d'autant plus que ce n'est pas une date ordinaire.

D'abord, il faut se préparer pour la grande rencontre. Être jolie sans faire d'excès. Il faut être gentille, mais pas trop familière. Souriante aussi, mais pas de ce sourire insolent qui me donnerait un air prétentieux.

Rencontrer la nouvelle blonde de son ex*, ça a un petit quelque chose d'angoissant. Pas envie de tomber dans la caricature. Je ne déteste pas mon ex et les ex qui se bitchent sans fin me tapent sur les nerfs. C'est tellement LE standard de tomber dans ce panneau!

J'ai avisé l'Ex que sa nouvelle amoureuse n'était pas mon ennemie, qu'elle n'avait pas à s'inquiéter, que je n'avais aucune raison d'être bête ou désagréable avec elle. Je suis civilisée, j'aime supposer qu'elle l'est aussi; on devrait donc être capables de se dire "Bonjour" et que ça ait l'air passablement naturel. Je lui ai rappelé que nos garçons n'avaient que de bons mots sur elle et que ça avait de la valeur pour moi.

"Elle est très gênée.", qu'il m'a prévenue. Je le serais aussi à sa place. À vingt-deux ans, les femmes dans la trentaine me semblaient des Madames à des années-lumières de ma réalité!

"Le problème n'est pas là", que j'ai précisé. "La plupart des ex façonnent leur ancien conjoint aux yeux de leur nouvel amoureux comme un monstre qui porte tous les torts de l'échec de la relation passée. Avec tes tendances paranoïaques et ton sentiment perpétuel de persécution, je n'ai aucune idée de quelle façon tu as pu lui parler de moi." Embarrassé, il a souri, puis m'a dit qu'il ne m'avait jamais démollie devant elle. Hmm.

J'imagine que ça doit être impressionnant d'avoir vingt-deux ans et de devenir la nouvelle amoureuse du père de famille qui a quatre enfants alors qu'on n'en a jamais nous-même porté un et se retrouver un jour face à la mère-matrice de ces marmots qui pourraient être nos frères.

Syndrôme de l'imposteur? Je ne le dis pas méchamment et ne souhaite nullement diminuer les bonnes intentions de cette jeune femme. Je légitimise simplement le malaise.

Maintenant que j'en ai trente-deux, les femmes de vingt-deux ans m'apparaissent des adolescentes. J'ai beau très bien me souvenir de la jeune femme que j'étais à cette époque, étudiante, travailleuse, insouciante, jeune mère dévouée, de mon point de vue actuel, avec tout ce recul...mes vingt-deux ans sont tellement loins! Dix ans, c'est énorme dans une vie du point de vue du vécu, dans la construction de nous-même!

Enfin, c'est au spectacle de théâtre de Grand-Charme que la glace fut fêlée. Je dis fêlée, parce qu'elle n'est pas encore brisée. Timide, la jeune demoiselle n'a pas ouvert la bouche. J'ai bien essayé de la regarder sans la dévisager, de démontrer civilement que je m'adressais à elle également, il n'y avait que ce sourire embarrassé en guise de réponse. Je crois même que si elle avait pu se glisser dans la poche arrière du papa de mes grands, elle l'aurait fait. Mais bon, ne supposons de rien (quoique...lui aurais-je semblé être une Madame?)

***

J'ai, avant la rencontre, préparé divers scénarios de première rencontre.

Scénario 1 (Dommage): Elle est tellement mal à l'aise que mon ex consent à nous éviter, Grand-Homme et moi, à tout prix. Elle tire son Homme par le bras pour l'entraîner le plus loin possible de moi. Elle passe la moitié du spectacle à nous guetter du coin de l'oeil, pour s'assurer que des jeux d'yeux entendus ne se jouent pas à son insu.

Elle refuse de me laisser féliciter mon fils pour sa pièce, le presse de hâter le pas pour être sûre de nous semer et se dépêche de sortir pour ne pas se faire prendre lorsqu'elle ira égratigner accidentellement notre voiture avec la clé de la sienne.

Scénario 2: (Bitch) : On se rencontre dans le hall. En guise de présent, pour honorer les présentations, je me tords de gêne et offre généreusement à la nouvelle compagne le jouet du trio enfant du McDo "que nous avons gardé spécialement pour elle".

De plus, je sors de mon sac quelques collants d'animaux cutes et un petit kit de billes multicolores pour faire des colliers. "C'est rien, ça me fait plaisir. C'est pour te souhaiter la bienvenue dans notre famille." que je lui dis tandis qu'elle trépigne de joie en regardant tendrement son amoureux, qui lui répond du regard un : "Sois patiente ma chérie, tu pourras l'ouvrir à la maison lorsque ta chambre sera rangée".

Dans le même ordre d'idée, après la pièce de théâtre, nous leur proposons d'aller manger une bouchée. Pour ce faire, nous les invitons dans notre van et accommodante, je lui propose le siège d'appoint de mon fils de cinq ans.

Une fois au restaurant, avenante et pleine de bonnes intentions, je spécifie à la serveuse d'apporter des bières pour tout le monde, sauf pour la jeune fille, qui prendra un verre de lait et des crayons de cire. En aparté, je spécifie à la serveuse d'apporter un peu plus de napkins.

Lorsqu'elle regarde tendrement son amoureux pour lui signifier qu'elle a envie de pipi, je pose la main sur l'avant-bras de mon ex en lui disant gentiment: "Laisse. Je vais l'accompagner."

Avant de quitter le resto, je prends mon ex à part tandis qu'elle joue à saute-moutons avec les enfants sur le trottoir. Je lui tends un livre, Prendre le taureau par les cornes et résoudre son complexe d'OEdipe et bienveillante, lui spécifie: "Quand elle sera prête."

Ex est interrompu dans son élan à me remercier par un imminent danger. Il place ses mains en porte-voix et crie à l'intention de Fils Aîné: "Attention, une voiture! Ramène tes frères et Chérie sur le trottoir!"

Scénario 3 (De mauvais goût, à proscrire) : Pour démontrer notre bonne foi, nous nous asseyons tous ensembles au spectacle. Assise à côté de mon ex, je lui pose distraitement (par inadvertance, je le souligne) la main sur la cuisse tandis que sa compagne n'en a rien à cirer de la pièce et lui caresse amoureusement l'entrejambe.

Scénario 4 (Tigresse): Elle et moi nous saluons bêtement, voire même hypocritement et plissant les yeux d'une haine sortie d'on-ne-sait-où. Au moment où elle se rue sur moi dents et ongles sortis, Grand-Homme s'interpose pour me protéger et Ex la retient doucement, la prend contre son épaule et lui sussurre tendrement à l'oreille: "Ma Coquinette, tu m'avais pourtant assuré que tu avais pris ton Ritalin ce matin, hmmm??"

Scénario 5 ("Elle est très gênée."): Ex en sueurs vient me rejoindre dans le hall. Je plisse vers lui des yeux interrogatifs. Il ne prend pas la peine de reprendre son souffle pour me confier son malheur: "Elle refuse de sortir de la voiture (Il secoue la tête pour appuyer ses propos). Je ne sais plus quoi faire, elle craint de te rencontrer. Pourrais-tu, je t'en conjure, aller t'enfermer dans les toilettes le temps que je réussise à la calmer et à la faire entrer? Je suis désolé, c'est le seul moyen."

Conciliante, je me retourne, cherchant le regard approbateur de Grand-Homme, qui a disparu. Je fais un tour sur moi-même pour chercher autour de moi et aperçois Grand-Homme à travers la baie vitrée qui revient du stationnement, empoignant par sa longue tignasse noire une jeune femme sauvage et sans retenue que j'identifie comme étant la nouvelle belle-mère de mes enfants.

Connaissant la force brute de mon homme, je m'inquiète pour elle. Une fois entrés, j'entends la jeune femme gémir de la frustration de son échec à mordre mon amoureux. Ses puissants "rrRRRRwwwrrarrrr!" me donnent des frissons dans le dos.

Il arrive devant nous, la projette à mes pieds. À plat ventre dans le hall, elle frappe violemment poings et pieds par terre en hurlant: "Je ne veux pas, je ne veeeeeux paaaaas! rrRRRwwwarrr! "

Les gens nous regardent, tentent de retenir leurs "Oh!" et leurs "Ah!" derrière la main qu'ils se posent sur la bouche. Ex tempère la situation en distribuant ça et là des "Ça va, ça vaaa, circulez, ciiiirculez, y a rien à voir!."

Ahurie, je me penche pour observer de plus près le phénomène. Elle en profite pour me griffer sur la joue alors que je tentais de lui dire que ça allait aller, que ça faisait maintenant quatre ans que Ex et moi n'étions plus ensembles, qu'elle avait toute la latitude voulue avec lui, que tant qu'elle était gentille et sincère avec mes marmots, moi, ça m'allait.

Elle se relève, cherche en elle-même un tant soit peu de dignité, se recoiffe aléatoirement avec ses doigts, puis feint qu'il ne s'est rien passé. Soudainement revenue à elle, elle réalise que je suis là, me tend la main et dépose sur le sol un genou en murmurant poliment et fixant respectueusement le familier plancher: "Je suis heureuse de vous rencontrer, Madame".

***

Évidemment, je me suis amusée à caricaturer, bien consciente que certaines de mes lectrices ont déjà été dans la même situation que la nouvelle nymphette compagne.

En réalité, toute trace de machiavélisme est inexistante chez moi. Je suis d'une "douceur ovine, d'une gentillesse déconcertante, on pourrait aisément la [me] confondre avec un carré de velours." (Le Dalaï-Lama)

J'ai eu la chance d'avoir des parents divorcés qui savaient se parler (pour être plus juste, une mère qui savait parler et un père qui savait faire semblant d'écouter). La chance de voir ma mère et la femme de mon père (précisons que je fais référence à la 3e, car la 2e était une hystérique d'un genre plutôt particulier) rigoler ensembles en cuvant leur vin en fin de soirée tandis que mon père rageait de leur plaisir lorsqu'il ne comprenait pas pourquoi elles riaient tant.

Aux baptêmes de mes enfants, à leurs anniversaires, il n'est pas rare de voir ces deux femmes exceptionnelles trancher des légumes, ramasser la vaisselle sale ou chercher de la place dans le frigo pour y rajouter des bières, des trempettes ou des plats de salade. Elles se saluent, s'embrassent sincèrement, se parlent tout aussi naturellement. Ça n'a pas toujours été facile, surtout pour la femme de mon père, mais puisque c'était "pour les enfants", elle a su piler sur son inconfort du début.

Aujourd'hui, tout est harmonieux. Pour moi, ça va donc de soit que la fluidité des relations est possible, envisageable et même souhaitable pour tout le monde. Loin de moi l'idée de devenir la grande amie de cette jeune femme, mais je n'imagine pas de difficulté à l'inviter sincèrement avec Ex célébrer à la maison l'anniversaire de nos enfants. En plus, selon Grand-Charme, elle fait du meilleur gâteau au fromage que moi! Les enfants ont l'imagination tellement fertile...


*Je déteste ce terme, ça fait tellement péjoratif!

21 commentaires:

Tangerine du Québec a dit...

Tu m'as encore fait rire à gorge déployée !
J'avais 21 ans quand j'ai rencontré mon mari(lui 25 ans) qui était déjà divorcé avec 2 enfants de 3 et 1 an. J'ai pris soin de ses marmots comme si c'était les miens (sa fille m'a fait un beau témoignage à la fête des mères, elle a maintenant 30 ans). Nous en avons eu 2 ensuite.
Mais je vais t'avouer que je la trouve très jeune sa future ex (haha) 22 ans!! Quatre enfants! Moi je dis qu'elle ne tiendra pas le coup. Je le gagerais !
Il y a 30 ans, nous étions très mature à 22 ans. Maintenant , je crois que ça équivaut à 15 ans à peu près..

Nathalie a dit...

Ah je me rappelle mes 22 ans... je venais tout juste de donner naissance à ma Cocotte. Elle a du courage la jeunesse parce que je ne sais pas si à 22 ans même maman et même si j'étais vieille de caractère je me serais coltiner avec un vieux de 30 ans père de 4 enfants... À suivre.

Marchello a dit...

Il n'y a pas que les enfants qui ont beaucoup d'imagination. Une certaine Grande Dame aussi je pense.

Je pense que tu mets trop d'effort pour cette petite dame qui va cotoyer tes enfants pendant un court instant de vie. Tu sais, il n'y a pas de règles d'étiquettes qui t'obligerait à la rencontrer.

Cricri a dit...

J'espère qu'aucun de ses scénarios ne se réalisera !!

Grande Dame a dit...

Tangerine, être belle-mère 2-3 week-end par mois, je ne crois pas que ce soit si menaçant au quotidien. À temps plein et à long terme, peut-être plus.

Depuis quelques mois, elle semble toutefois, de mon point de vue très extérieur, bien s'en accomoder et se faire apprécier des enfants.

Nathalie, par amour, on est parfois prêt à déroger à la route initiale qu'on s'était fixée. Prenez Grand-Homme, par exemple. Il avait 23 ans, j'en avais 27 + 4 enfants. Ce n'était pas son idéal de fonder sa famille avec une femme qui avait déjà quatre enfants, ce n'était pas le mien de faire entrer dans ma vie un homme de plusieurs années plus jeune que moi....mais on s'aimaiiiit.

Je ne pense pas que ce soit un courage de jeunesse. Peut-être plus un courage de sentiments?

Marchello, j'espère que je n'ai pas l'air trop angoissée? ;-)

Cricri, ça s'est somme toute bien passé. Mais quand même, on me pardonnera de m'être amusée un peu? :-)

Anonyme a dit...

Mon pemier chum «sérieux» (8ans de vie commune et un enfant ensemble) avait 13 ans de plus que moi (j'en avais 19) et il avait déjà 2 autres enfants (de 2 femmes différentes). Je fût donc la-tite- nouvelle-encore-presqu'aux-couches, qui côtoya ses ex, et sommes toute (pour avoir élevé à temps partiel leurs petites filles adorables, avec amour) elles furent toujours cool avec moi...et on s'aimaient bien( sans plus quand même).Lorsque j'ai quitté le-dit père de mon ainé, je devint une ex qui côtoya ses 4 futures... et devenue beaucoup plus «straigt» que lui, j'apréciais beaucoup que ses blondes s'occupent de mon fils ( heureusement il choisissait de bonnes amoureuses, rassurantes comme tout). J'ai vraiment apprécié leur implication envers mon garçon(l'important pour moi c'était le «feed back» qui revenait du séjour, le contact que j'avais avec elles et qui me rassurait sur la vie là bas.... faut dire que 600 klm. nous séparaient et que mon fils n'avait que 3 ans au début) En fait, j'ai toujours souhaité que le père de mon fils ( que j'ai aimé) refasse sa vie,règle ses problèmes, soit heureux et voit ses enfants.
On ne prends pas une bière ensemble, mais on respecte la vie et la place de l'autre, même aujourd'hui, alors que notre grand a 22 ans...
France.

Anne la Banane a dit...

23 ans versus 27 + 4 enfants? Pas piiire pour quelqu'un qui rit d'une fille de 22 ans qui se retrouve belle-maman! :) Évidemment tu fais de l'humour, mais on dirait que c'est plus facile quand notre situation ne ressemble plus à ça!

J'ai 17 ans (m'enfin, 18 dans si peu de temps...) et mon chum 25 + 2 enfants de 2 1/2 et 4 ans. On attend notre premier enfant ensemble, après 1 an de relation. La mère des enfants a elle aussi 25 ans, mais, ô avantage pour moi, ne sait pas quel âge j'ai. Sans avoir honte de mon âge je suis certaine que ça facilite beaucoup notre relation.

Je suis très proche de ses enfants et elle le sait, on s'aime beaucoup eux et moi. Elle m'a souvent dit qu'elle trouvait que j'étais super avec les enfants (mais comme mon chum dit, ce qu'on dit et ce qu'on pense c'est souvent deux choses) et je la sens sincère. Cette semaine on a parlé quelques minutes et elle m'a félicité pour ma grossesse, je crois qu'on a une assez bonne relation. (Contrairement à la relation qu'elle a avec mon chum qui est strictement dûe aux enfants qu'ils ont en "commun")

Nathalie a dit...

Oui c'est vrai Grande Dame ce qu'on ne ferait pas par amour... Ton Grand Homme a eu du courage, le courage des ses sentiments et c'est beau et grand.

Grande Dame a dit...

France, vous semblez avoir trouvé une zone confortable d'entente avec votre ex et les siennes.

L'essentiel je crois, c'est de sentir que nos enfants soient enveloppés d'amour et rassurés. Pour ma part, je rajoute "que les parents continent d'avoir du respect pour le travail d'éducation qu'accomplit l'autre". Ça aussi, c'est primordial.

Effectivement Anne, je caricature. La nouvelle "belle-maman" (qui n'est pas très à l'aise avec ce titre) m'a semblée indépendante, douce et équilibrée (je pourrais rajouter "on ne s'obstinera pas pour un tout petit complexe d'OEdipe non résolu", mais ce serait de rajouter de l'huile sur le feu de cette délicate question ;-) ).

Le père de mes grands a été longtemps célibataire après notre séparation. Je savais que le jour où il présenterait une fille à nos garçons, ce serait parce que la confiance s'est installée.

Pour une mère, il est parfois ardu d'accepter qu'une autre femme ait une grande importance affective (+ dialogue, confidences, échanges)dans la vie de son enfant.

J'ai 32 ans et malgré mon excellente relation avec ma mère, j'estime que ça lui fait parfois encore un pincement au coeur lorsque je lui parle des moments porto et confidences avec la femme de mon père. Désir de préserver l'intimité du lien maternel?

Toutefois, je sais qu'au fond, nous nous réjouissons AUSSI de savoir que notre enfant se sent aimé et accepté par cette nouvelle femme, nous reconnaissons la légitimité du lien d'attachement.

Anne la Banane a dit...

On m'a souvent parlé de ce sentiment (que je comprendrai bien assez tôt!) et je l'accepte. Je ne lui en voudrais pas de jalouser ma super relation avec ses mousses! De toute façon pour être le côté qui voit ses enfants quand elle n'est pas là, ils l'adorent. Je n'imagine pas un jour pouvoir une aussi grande place dans leur coeur.

Anne la Banane a dit...

pouvoir avoir*

Tangerine du Québec a dit...

Ah bon! Je croyais que vous aviez la garde partagée!
Moi aussi j'ai toujours eu une excellente relation avec l'ex de mon mari qui elle a seulement 4 ans de plus que moi. Elle relaxait vraiment quand ils étaient avec moi, elle trouvait que je m'en occupais très bien, même mieux qu'elle selon ses dires. Quand je suis devenue enceinte de ma fille, elle nous a donné la garde à plein temps des 2 enfants, comme pour me faire passer un test. Je suis revenue de l'hôpital avec 3 enfants à m'occuper. J'ai trouvé ça dur je ne m'en cache pas. Mais que ne ferait-on pas par amour hein!?

Moi et ma couvée a dit...

Au moins tu n'as pas des plans comme Claude dans La galère!

anne-isabelle a dit...

Grande Dame, j'adore l'idée de lui offrir un jouet du Mc Do hihi tu m'as bien fait rire!

Grande Dame a dit...

Tangerine, beau lien de confiance, en effet! C'était particulier à l'époque la garde laissée au père, non? Une avant-gardiste? ;-)

Ma couvée, il s'agit d'un personnage de téléroman?

Anne-Isabelle, tu connais mon inépuisable générosité, hm?

Moi et ma couvée a dit...

Oui Claude est un personnage de téléroman (La galère). Elle est super bitche et pour se venger de son ex qui a hérité de 4 millions de $ et du fait qu'il a une jolie jeune fille dans sa fille que ses enfants adorent elle va chez-lui et colle tout dans la maison avec de la crazy glue (verres qui trainent sur le comptoir, fruits dans le panier, porte de frigo et four, livres...etc)

Une femme libre a dit...

Je m'entendais tellement bien avec la nouvelle femme du père de mon fils que ça inquiétait mon ex (pas tout à fait à tort, il arrivait qu'elle m'appelle pour me parler de lui "Il faisait ça avec toi aussi?") et qu'il a fait en sorte que nous coupions les contacs au minimum. Mon fils ado en garde partagée l'a fait damner, tout en me faisant damner aussi -avec son père, il était parfait-. Même le chien était en garde partagée, elle détestait les chiens, une sainte cette femme-là. Elle n'a jamais eu d'enfants à elle.

FD a dit...

Il y a 4 ans j'ai rencontré l'ex de mon homme, au spectacle de fin d'année de leur fille... ça c'est passé comme toi... j'étais "de l'autre coté", pétrifiée de timidité que j'ai du passer pour uen gourde, même si j'étais plus âgée, divorcée de mon coté aussi et mère. Un moment plutôt désagréable qui se répète chaque année à la même occasion. Des scenari imaginés qui n'arrivent pas en vrai. Tout comme toi, pareil. Mais "en face". Sauf que je vis avec ses enfants autant qu'elle.
Par contre, que mon ex à moi se trouve une fille me soulagerait tellement que je crois que je l'embrasserais chaleureusement de reconnaissance !

Grande Dame a dit...

fd, je dois avouer que j'ai été également soulagée que mon ex se trouve une amoureuse.

Du coup, ça a coupé nettement son lien émotif avec moi. Il a cessé de me confier sa vie, d'attendre de moi, de "s'accrocher" à moi.
Cette coupure nous a fait du bien à tous les deux.

Les premières années de notre séparation, je me suis sentie coupable de mon bonheur avec un autre alors que lui était seul et terriblement malheureux. Je suis à présent heureuse pour lui.

Anonyme a dit...

Moi aussi j'ai été très contente que le lien affectif culpabilisant lâche (ça dépent toujours qui laisse qui...)et qu'il se refasse son bonheur à lui...
Car moi je ne me suis jamais gênée...pour être heureuse. Le fait d'être mère m'en avait donné toute l'assurance nécessaire.
France

Grande Dame a dit...

Femme libre, vous êtes une avant-gardiste, un exemple à suivre!