samedi, août 01, 2009

Le Pascalus Ravagus au rayon du jardinage

J'ai un ex exceptionnel. Le père de mes quatre grands, vous l'aurez deviné. Tout n'a pas toujours été rose mais de manière générale, la relation est harmonieuse.

Ceci étant dit, durant notre voyage, nous lui avons confié notre maison. Avec lui, pas de soucis, elle était entre bonnes mains. Le connaissant, je me doutais qu'il devrait se retenir à deux mains pour ne pas laver les fenêtres, réparer des trucs, taponner sur notre voiture, s'occuper de notre terrain et tout le tralala.

Je ne fus pas étonnée de retrouver notre voiture impeccable, la piscine réparée, la pelouse propre (merci Fils Aîné), la cour rangée et d'une propreté incroyable (il y avait une éternité!!), les fenêtres nettoyées (wow!), le sous-sol nickel (clap clap clap!), les chambres des enfants irréprochables. Il était comme ça, le père de mes grands, proactif, bricoleur, plein d'initiatives, discipliné, fiable, responsable, toujours à la recherche d'un bidule à installer-réparer-récurer-organiser-rénover-améliorer.

Une chose, par contre, ne doit jamais, au grand JAMAIS lui être confiée: il faut tenir à tout prix cet homme éloigné des plates-bandes. De nos années de vie commune, je n'ai pas compté le nombre de vivaces qui, par son empressement à préparer le terrain pour l'automne, on été arrachées/tuées/déracinées/confondues avec des mauvaises herbes/des annuelles/des fleurs en plastique/des jouets d'enfants/des australopithèques/des pyronécromasocacazoophile. Jadis, je l'avais surnommé le Pascalus Ravagus.

Le père de mes grands était d'une aide fort appréciée au moment de détourber, rateler, tourner la terre, arroser, trimballer la brouette ou les sacs de fumier après quoi, ALERTE, DANGER, ÉVACUATION, il fallait vite le tenir à l'écart. Ravage, danger, plaie. Oh, toujours bien intentionné, qu'on ne s'y méprenne pas. Mais chacun ses spécialités et l'horticulture, eh bien ce n'était pas la sienne.

Je ne fus donc pas surprise de recevoir, à Rome, un courriel de Fils Aîné m'informant avec embarras que son père venait de raser une de mes grosses talles de rudbeckies qu'il avait malencontreusement prises pour des mauvaises herbes (il ne se souvenait apparemment pas qu'il les avait rasées une première fois quelques années auparavant (lorsque Fils Aîné hérita du boulot du coupe-bordure, il fit la même gaffe), à mon grand désarroi).

À mon retour, une autre plate-bande avait été rasée (je songe maintenant à étiqueter mes fleurs!), l'oeuvre de Fils Aîné cette fois.

Bien qu'il manque une belle talle jaune dans ma cour, je trouve cela cocasse et le prends en riant. Évidemment, après tout ce qu'il a fait pour nous et ses gentillesses à l'égard de ma mère durant notre absence, difficile de lui en vouloir.

Ce que je trouve plus cocasse encore, c'est de constater le désordre tenace chez nous: plus de rudbeckies autour du poteau de corde à linge (ma talle se fait raser une année sur trois!) mais à travers le gravier de notre stationnement, comme chaque année, des vivaces qui se sont resemées naturellement. Ce sont tantôt des véroniques à longues feuilles, tantôt des échinacées, tantôt de la mauve musquée. Cette années, ce sont...des rudbeckies. Elles débutent leur floraison, faudrait bien leur trouver une vraie place quelque part.



Et puis tiens, je pourrais les offrir à mon ex. Il pourrait ainsi se familiariser avec leur feuillage...

8 commentaires:

Michèle a dit...

Très drôle. Très gentil ton ex. T'as pensé à une garde partagée ? :)

J'ai une anecdote semblable. Mon devant de galerie est très près de la rue, la terre aride et dur. Rien ne veut pousser. J'achète, à prix d'or, des touffes de foin et j'ai bûché une journée pour faire les trous, remblayer, planter mon foin. Comme le sol n'est pas clément, j'en prends grand soin, chaque jour.

Un après-midi, je viens pour arroser et mon parterre est bien ras.

Mon mari avait passé le coupe bordure afin d'éliminer ces mauvaises herbes. Il m'a avoué qu'à la 10ième touffe, il a eu un flash, de moi avec ma brouette, suant sang et eau. Trop tard.

Hop mama a dit...

Lollll! Pauvre Homme plein de bonnes intentions!!!

Zed Blog a dit...

Quel joli billet et très drôle. Oui, l'étiquetage pour les fleurs. Si tu as trop de temps, celui des mauvaises herbes? :D

Je pense bien avoir arraché moi-même de nouveaux plants d'échinacae, dernièrement, que j'avais pris pour une pauvre indésirable. C'est ce qui se passe quand on n'a pas de Pascalus Ravagus. Faut tout faire soi-même, y compris les dégâts!

Zed ¦)

Nanou La Terre a dit...

Pauvr, tit pite, il a fait son possible...
Heureuse que le contact soit de nouveau harmonieux entre vous...

mazsellan a dit...

Pascalus Ravagus hein ?? On a le même prénom mais des connaissnces diverses en fleurs. ;-)

Anonyme a dit...

mouais... moi ,sans vouloir etre mechant, tes fleur a coté du poteau de corde a linge était composé a 50% de mauvais herbe et a 50% de fleur pas étonnant qu'il soit coupé...

Anonyme a dit...

c'était grand-charme...

Anonyme a dit...

PASCAL EX
OUI OUI pour L'etiquetage des fleurs,
et oui LES PLATE BANDE SONT CONPOSER DE 25% DE FLEUR ET 75% DE
MAUVAIS HERBE HA HA HA PASCAL EX