dimanche, août 30, 2009

L'absent qui compte

Depuis plusieurs semaines, notre Demoiselle est l'hôtesse malgré elle d'une bactérie. Elle n'est pas très vilaine mais en s'infiltrant sous sa peau, elle s'amuse à occasionner à notre fille un problème cutané pas très joli.

Nous n'en sommes pas encore venus à bout. Selon le dermato, il n'est pas normal qu'un enfant ne réponde pas ou peu à cet antibio, donné en deux traitements plutôt qu'un.

Bébé Fille a donc passé des tests d'immunité qui nous permettront de comprendre pourquoi son corps ne se défend pas. Je suis le genre de mère qui exaspère les médecins avec toutes ses questions et ses inquiétudes souvent pour rien. J'ai pris une profonde respiration et partagé une petite tranche d'histoire avec le soignant.

Je me demandais s'il était possible que mes enfants, spécifiquement ceux que j'ai eus avec Grand-Homme, puissent avoir une faiblesse immunitaire. Le doc est soudainement devenu très attentif, s'est intéressé à l'histoire familiale. Puis, il est sorti avec son résident et il est revenu avec les papiers pour passer des tests très précis d'immunité à Béatrice.

C'est plausible, qu'il m'a dit, que nos bagages génétiques spécifiques aient fait que nos enfants aient (ou aient eu) des failles immunitaires. Rien de grave pour Béatrice puisqu'elle aurait déjà été malade, ce qui n'est pas le cas. De toute façon, ce n'est pas là où je veux en venir. Béatrice va bien, on ne fait que tenter de trouver une explication à son inaction immunitaire vis-à-vis ce germe précis.

Ce qui alimente ma réflexion, c'est l'histoire de l'absent. La valeur de celui qui fut pour orienter la recherche de ce qui ne va pas chez celle qui est encore là. L'histoire d'un petit garçon qui n'existe plus mais qui a existé tellement pour vrai que ça l'a rendu vulnérable comme un mortel. Le doc a fait son boulot mais dans la façon de recueillir le bilan de vie et de fin de vie de mon fils, il l'a rendu tangible. Il a reconnu qu'il avait existé, que ce qui fut, fut.

Parce que le temps passe et que le silence balaie parfois naturellement des éléments du passé, cette reconnaissance, même pour des raisons médicales plus qu'humaines, elle a de la valeur. La manière de faire, le doigté dans l'humanité compte pour mille dans mon appréciation de la compétence.

9 commentaires:

ophise a dit...

Il me semble très important de lui en avoir parlé... Pour Béatrice, pour toi, pour Thomas... C'est bien, à mon goût.
(signé : la Parisienne qui lit toujours même si on ne l'entend pas souvent)

BéKa! a dit...

Tu fais bien de poser LA question. Il ne serait pas sage de rester dans le doute.

La Mère Michèle a dit...

L'absent comptera toujours! Être mère ce n'est jamais fini!

xxx

Christiane a dit...

Grande Dame,
comme je comprends ton questionnement. Je te trouve très alerte et brave. Comme toi, l'image de ton beau garçon me revient en pleine face. On est parent pour la vie.

Mme Cornue a dit...

Je suis contente que ce médecin ait reconnu ton Thomas et surtout qu'il ait prit le temps de t'écouter.

Je comprends maintenant ce que c'est que d'avoir toujours en tête "l'absent" comme tu le nommes, et qu'il le reste pour la majorité des gens qu'on croise. C'est vraiment pas évident et j'imagine que c'est pire avec les années.

Je te souhaite sincèrement de trouver réponses! :)

Anonyme a dit...
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Anonyme a dit...
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nina a dit...

VIOLENCES+VOL :

Ceci est une tentative de gros scandale public bien gênant et qui limite étonnement les pressions qu'on peut subir, tant j'ai dû mal à trouver un avocat malgré mes efforts, afin de régler ce problème de non respect de mes droits les plus élémentaires, ce que je le conseille à chacun qui peut avoir des ennuis avec ce gros connard de sarkozy ou sa clique de clowns de flics minables des renseignements : je suis donc en train de régler un petit problème du genre détail avec cette grosse tache de si peu président de la république Française, en lui envoyant un avocat - difficile à trouver pour un simple citoyen mais on insiste - pour mises sous surveillance illégales, lynchage numérique inspiré de bonnes vieilles méthodes qui ne déplairaient pas au ku klux klan, lynchage qui n'a mobilisé personne sur le web ou dans la presse, actes de violence et pressions à mon égard et plagiat, par une grosse pétasse, vulgaire et ridicule et qui passe à la télé, ” comme si de rien n'était ”, de mes petits textes web.

Quant a sarkozy, s'il n'aime pas le web, et s'il n'aime pas la rue qui sait, la preuve, très bien se défendre, qu'il la quitte !

PS- Bien évidemment, s'il s'agit de calomnies, et qu'en plus on trouve désagréable de se faire insulter, il ne faut surtout pas hésiter à porter plainte en retour. BLOG ETC - nina

Joan Durand a dit...

C'est très émouvant. Je suis aussi maman orpheline. Alors je sais.