mardi, août 24, 2010

L'amitié selon Grande-Dame

J'ai longuement réfléchi sur l'amitié ces dernières années après qu'un de mes plus solides liens se soit brisé et aussi que mon statut de mère de famille nombreuse avec ses multiples obligations finisse par me couper de la mouvance du reste du monde qui me manque tant.

J'ai plusieurs amies fort hétéroclites. Hétéroclites de par les milieux où je les ai rencontrées, de par leur classe sociale, de par leur style de vie, de par leur personnalité, leur âge ou leurs intérêts. Je n'appartiens à aucune gang, je suis celle qui butine socialement sans m'ancrer avec grégarité. Je suis comme ZigZag; je ne colle parfaitement avec personne. Par conséquent, je possède aussi une espèce de passe-partout social tacite qui me permet de copiner naturellement avec quiconque peu importe son statut ou son appartenance.

Finalement, en dépit de la considération que je leur porte, très peu de mes amies me ressemblent. Peut-être mon profil de femme est-il trop marginal pour se greffer à un clan en particulier? (Ouch quand même pour le sentiment d'appartenance !)

J'imagine que l'amitié s'exploite par pans. Les pans de certaines amitiés viennent combler mes manques et besoins. En ce moment, les amies qui me comblent, me tirent par en avant et me font profondément réfléchir sont des femmes qui me précèdent de quelques décennies et qui me partagent généreusement leur vécu, leur pétillant et leur sagesse.

J'avais écrit un texte au cégep dont mon professeur-mentor-devenu ami épistolaire a cité un extrait dans un de ses livres. "Je suis une ermite qui ne vit pas seule, je suis une nuit inaperçue."

Cela est encore véridique.

Je suis la candidate indépendante entre des partis bien affirmés.

8 commentaires:

La blogeuse masquée a dit...

Je suis depuis des mois dans ce type de réflexion. Avec cette sensation de ne pas "fitter" avec les gens.
J'ai l'impression d'avoir des attentes démesurées (un peu naïves aussi) envers les autres.
Prendre, donner, laisser aller, mesurer et respecter.
Pour ma part, un travail sur l'estime personnelle sera de mise. Question de ne pas vivre dans le regard des gens et d'avoir ce besoin de me nourrir de leur approbation.
Pas facile!!

Boogok a dit...

Je pourrais faire un copié-collé de tout ce qui est écrit ! Je vogue entre la "pitoune" et l'écolo-grano avec, dirais-je, grâce et plaisir.

J'ai été une enfant mal adaptée, qui n'était pas comprise des autres et qui ne comprenait pas ces enfants. Peut-être est-ce là que j'ai développé cette ouverture qui me permet de m'acoquiner avec des gens de tout acabit ?

Il n'en reste pas moins que quand je fais le bilan de mes amitiés, chacune m'apporte quelque chose et j'ose espérer que j'apporte à chacune un peu de moi.

Pour ce qui est du sentiment d'appartenance, il y a belle lurette que j'ai cessé de chercher. Je suis de toutes mais de nulle part. Morcelée entre toutes les femmes !

Grande Dame a dit...

Blogueuse masquée, l'estime se bâtit en grande partie à partir du feed-back que l'on reçoit de nous-même...d'où la nécessité de faire du ménage quand c'est le temps...

Boogok, Ô Boogok, aurais-je trouvé mon alter ego, zan zan zan?

La blogeuse masquée a dit...

Je pense que boogok touche un point.
Le sentiment d'appartenance.
Je crois que c'est cet aspect que je cherche au fond.
Une sorte d'acceptation inconditionnelle, comme dans une famille.
C'est irréaliste. :-)... non?

Anonyme a dit...

Oui Grande-Dame tu as trouvé les mots justes pour décrire ce que je ressens depuis longtemps mais sans y mettre de mots!!!
Merci d'avoir partagé
Je me sens moins seule aujourd'hui!!
Elyse

Christiane a dit...

Wow,
"je suis une hermite qui ne vit pas seule" me colle aussi à la peau! mai un hermite qui ne vit pas seule a besoin de grand air seul aussi, plus que les autres. Parole d'hermite...

Nanou La Terre a dit...
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Christiane a dit...

Désolée pour les fautes, j'ai écrit trop vite et oups, c'était déjà parti.