vendredi, février 19, 2010

Réussir

Il m'arrive de me dire que mes enfants ne savent pas étudier. C'est vrai, pour moi, ça allait de soi, étudier: je révisais, mémorisais, travaillais dur. Je passais des heures dans mes devoirs et mes leçons.

Mes enfants, bien que plutôt au-dessus de la moyenne à l'école, ne passent pas le quart du temps que je passais à étudier.

J'ai observé que si nous ne révisions pas avec eux (quand ils sont au primaire), ils ne prenaient pas la peine de le faire par eux-mêmes. Bon, pour Tout-Doux, ça va, cet enfant n'a pas besoin de fournir beaucoup d'efforts, guidé par une sorte d'intuition grammaticale, il est même plutôt paresseux au niveau de l'étude mais ses résultats scolaires ne s'en portent pas mal.

Pour Coco (8 ans), par contre, c'est une autre paire de manches. Il réussit bien à l'école, excelle en maths mais l'étude des mots de vocabulaire et des verbes est ardue. Depuis le début de l'année scolaire, il devient émotif, se dénigre, se trouve nul parce qu'il a des résultats qui le déçoivent. Je rectifie sa vision de la chose : il n'est pas nul, il ne sait pas étudier.

Depuis que nous avons recommencé à étudier avec lui, la différence est palpable. Le nombre de fautes a diminué de semaine et semaine et par conséquent, les séances d'auto-dénigrement.

Hier, il est rentré jubilant à la maison: aucune faute dans sa dictée. C'était la première fois. Depuis son retour jusqu'en soirée, il sautillait de bonheur, fier de lui, se trouvait tellement bon qu'il n'a pas cessé de s'encenser. La valeur de son sourire fendu jusqu'aux oreilles, je vous dis pas. La récompense de beaucoup d'efforts.

"Maman, j'étais si heureux quand Véronique m'a rendu ma feuille de dictée que j'ai eu envie de crier de joie dans la classe !" Il me l'a répété plusieurs fois.

Ça m'a fait chaud au coeur. Le voir si heureux, si conscient de l'effet que la rigueur à l'étude avait eue sur sa confiance en lui et sur ses résultats. Il a réussi une fois, il sait maintenant que le potentiel est bien là.

Réussir: il faut goûter ça au moins une fois.

5 commentaires:

Parciparla a dit...

Voilà une leçon qu'il n'est pas prêt d'oublier... et un bien bon souvenir d'engrangé! Je crois comme toi que ca se passe quand on est jeune, l'habitude de travailler ca ne vient pas tout d'un coup!

Bravo à toi donc, qui a sur l'épauler, le soutenir et le mener à cette réussite!

Il ne faut jamais baisser les bras...

Samuel Pothier a dit...

Je n'ai jamais potassé sérieusement un seul ouvrage ou document qu'on m'a remis en classe, du secondaire à l'université: j'ai appris à travers les films d'Allen, et des ouvrages de grands prosateurs humoristes à garder souvenir de tout ce que j'entendais, sorte de réflexe d'écrivain.

Lorsqu'on est heureux, l'étude devient facultative car l'esprit trouve tout naturellement la solution aux brimades et embûches que nous posent les instituteurs!

Sam

Anonyme a dit...

Ahahha! Je me vois là. Mon 12 ans jubile lorsqu'il a une superbe note (souvent). Il passe un bon bout temps à me chantonner: ''C'était facile blah blah blah). En réponse: ''Fils ce n'était pas facile, tu as étudié fort, c'est pour cà que s'a t'as semblé facile, tu étais prêt'' Cette année j'ai mis la marche plus haute, je le savais qu'il pouvait le faire!. Cà fait chaud au coeur...

Anonyme a dit...

OUpsss, oublié de signé.
Des félicitations s'imposent!!! Bravo! Monica ;o))

Kay ;-) a dit...

C'est la qu'on réalise l'importance du role du parent:)))