dimanche, décembre 03, 2006

Un vendredi soir


Du verglas. Une panne d'électricité. Un bébé affamé. Deux parents vont chercher du St-Hubert.

Un souper à la chandelle. Un bébé-ogre enfin rassasié. La maman le descend de sa chaise haute. Les deux parents continuent leur repas dans la quasi-obscurité.

Une fois repu, le père change de pièce. La mère fait quelques coucous au bébé, puis suit son homme. Le bébé pleurniche. La mère revient, le prend contre elle.

La mère, accotée sur un cadre de porte, discute avec le père dans l'obscurité.

Au bout de plusieurs minutes, odeur suspecte. Non, ce n'est rien d'organique. Le pantalon de bébé est humide, collant, a une drôle de texture. Mais quelle est donc cette odeur?

Le père éclaire le pantalon du bébé avec la lampe de poche. Il est bleu. Du même bleu que le mur de la cuisine. Les parents retournent sur les lieux du crime, éclairent le plancher. Une section du plancher de la cuisine est entièrement bleue.

Aux limites de l'immense flaque de peinture, des petites traces de pas bleues, de mignons orteils de bébé qu'on voudrait immortaliser là. Bébé s'est bien amusé on dirait.

Le père éclaire le visage de son fils. Il éclate de rire en voyant William Wallace. La mère rit de la situation. Bébé a la moitié du visage bleue, les vêtements bleus, les pieds et mollets bleus sous son pantalon.

Bébé est mis en quarantaine dans la chaise haute et le père et la mère se mettent à la tâche: chacun à quatre pattes, ils frottent vigoureusement la peinture avec le seul éclairage de la lampe de poche.

Soudain, le père renverse la mère dans la flaque de peinture et passionnément...Mais non, voyeurs, ils frottent toujours!! Pas le moment (snif snif) pour des fantaisies amoureuses colorées! ILS FROTTENT en ramassant les frites bleues autour de la zone sinistrée en rigolant.

Bébé, amusé de la situation, est joyeux dans sa chaise haute. Qu'il ait le visage rose, vert ou bleu n'a aucune importance pour lui: il a ses deux parents à ses pieds qui ramassent son dégât en lui faisant des coucous à la lueur de la lampe de poche. L'apogée du bonheur.

6 commentaires:

belle d'ivory a dit...

trop trop mignon

Un bébé c,est jamais en panne d'idée :-)

Anonyme a dit...

Quand la lumière fût, la mère consternée peut mesurer l'étendue du dommage. Le coulis, si longtemps espéré est définitivement bleu. La cuisine neuve a déjà du vécu. :)

Michèle

Grande Dame a dit...

Pire encore Michèle: c'est sur le bois franc, craques comprises. Je sais maintenant que la peinture au latex frottée sur le plancher de bois franc enlève le vernis.

Bah, on était dûs pour le sabler de toute façon. ;-)

Anonyme a dit...

En tout cas, situation assez loufoque pour un avant dernier message intitulé "Et la lumière fut" :-p

JM a dit...

(Excusez les rires...)
Mais, Diantre, d'où sortait tout ce bleu ?
(Tenez, l'an dernier, Monsieur le Golden Retriever avait mâchouillé un stylo à encre bleue. Y'en avait partout, incluant le plancher. Paraît que la pâte à dent...)

Grande Dame a dit...

D'où venait tout ce bleu?

Bah, paraît-il que la mère avait voulu faire des retouches sur le mur et aurait laissé un gallon de peinture pas tout à fait étanche à portée de main.

C'est assez étonnant, je vous le concède, connaissant la vigilance habituelle de cette femme, mais bon...Il y a toujours des langues sales...