mercredi, juillet 07, 2010

Entre la réflexion et le procès

Ceci se veut une précision concernant mon billet précédent dans lequel, après avoir introduit avec les propos d'un de mes garçons sur le nombre d'enfants que compte notre famille, je proposais une réflexion sur la place des défunts dans une famille après leur départ. Je questionnais le droit de quiconque d'extérieur à la famille d'ébranler les convictions, les croyances et les valeurs importantes pour celle-ci directement auprès des enfants.

Si la scission m'apparaissait claire entre l'anecdote et la réflexion qu'elle fit naître, si j'avais l'impression d'avoir apporté prudemment les nuances voulant empêcher une erreur d'interprétation, apparemment, j'avais tout faux. Mon billet fut perçu par plusieurs, y compris par celle dont je citais les propos hors contexte en prenant la peine de souligner qu'ils étaient, justement, hors contexte, comme une condamnation avant procès. À cet égard, j'ai pris le soin d'apporter quelques modifications audit billet.

J'ai l'habitude, avant de publier sur des sujets délicats, de me demander si je serais capable de défendre avec intégrité tous les éléments de mes articles si un lecteur remettait en question la pertinence (quoique en dise ma présentation de blogueuse) ou si l'on m'estimait injuste dans mes propos. Ce billet ne faisait pas exception à la règle et si la scission était nette dans mon esprit, je n'ai, de toute évidence, pas su bien la transmettre dans cet espace.

Par le passé, si j'ai été injuste, imprécise ou indélicate dans mes propos, j'ai fait preuve d'humilité et apporté les précisions nécessaires.

Je rectifie donc : le billet précédent ne se voulait nullement une séance de lynchage malgré que je me sois inquiétée des propos de mon enfant et du contexte (qui me fut vaguement expliqué). Je n'y remettais pas en question le jugement, les compétences, la sensibilité ou l'humanité de l'éducatrice de nos enfants. Si j'avais eu des doutes à ce sujet, je ne les lui aurais pas confié plusieurs jours par semaine ces presque huit dernières années.

Toutes mes excuses, donc, à l'éducatrice qui s'est sentie heurtée.


En espérant être lavée de mes fautes.

8 commentaires:

S@hée a dit...

Moi je crois que certaines personnes se sentent facilement heurtées et sont tellement obsédées par elles-mêmes qu'elles ne voient pas plus loin que le bout de leur nez.

Anonyme a dit...

J'aime beaucoup vous lire même si je ne suis pas toujours du même avis (ce qui n'a pas d'importance). Après la lecture du billet précédent je n'ai pas eu le sentiment que vous ayez fait du "lynchage" auprès de l'éducatrice par contre lorsque j'ai lu les commentaires de certaines lectrices j'ai eu un petit malaise. Certains jugements donnés étaient à mon avis déplacés et méchants. Le talent que vous avez à écrire de si beaux textes n'est malheureusement pas le même pour certaines de vos lectrices.
Je continuerai à lire vos textes mais je m'abstiendrai de lire les commentaires.
Mélanie

Marie-Hélène a dit...

Heu, j'ai pas trouvé que c'était si méchant... Ce que je peux détester les drames moi...

Élisou a dit...

Moi, pour recevoir un si beau petit cadeau de "repentance", je serais bien prête à "subir" un tel procès ;)

Meuh non! Je blague!

Ladywaterloo a dit...

J'avais parfaitement compris vos propos et trouvé beaucoup de délicatesse dans la façon dont vous avez exprimé vos sentiments.

Vous avez sept enfants, et nul ne peut le nier.

Une de mes amie ayant perdu un bébé dit toujours qu'elle a six enfants dont un au ciel. La formulation peut être trouvée maladroite mais elle exprime la vérité de cet enfant.

Notre société, au moins en France a un tabou de plus en plus fort de la mort on ne cesse de la nier, peut être pour l'oublier car difficile à appréhender.

On fait comme si la personne morte ,n'avait jamais existé, il est presque inconvenant d'en parler, et ce, même en famille.

Une autre amie a perdu son mari il y a moins de 15 jours et s'est excusée auprès de moi, hier au téléphone,de n'avoir pas retrouvé une vie normale, j'ai du la rassurer en lui disant qu'elle était juste humaine et non un robot sans âme....

BéKa! a dit...

J'avais saisi que l'éducatrice en tant que personne n'était pas visée, seulement l'idée.
La question étant de gérer la vision des gens entourant la disparition d'un proche. Et la façon de l'exprimer.
Peut-on exiger des personnes qui côtoie nos enfants de trasmettre exactement nos valeurs? On ne peut pas leur reprocher de ne pas le faire d'emblée. Peut-on s'asseoir ensemble pour en discuter et échanger des points vue. C'est fort possible. J'ose croire que pour le bénéfice d'un enfant et de sa famille, on puisse abonder dans le même sens que les parents sur cette question.

Mamantroispointzero a dit...

J'avais lu ton billet avant les modifications et j'avais très bien compris que ton intention n'était pas de faire le procès de l'éducatrice.
Cela dit, l'écrit traduit parfois mal le ton parce qu'il nous manque tout le non verbal ce qui peut entraîner de mauvaises interprétations. C'est probablement ce qui est arrivé ici.
Je trouve qu'elle a eu raison de t'en parler au lieu de garder ça pour elle. Ça t'a permis de clarifier ta pensée auprès d'elle et d'éviter que le malentendu envenime votre relation.

Ray a dit...

Bravo !