jeudi, mai 21, 2009

Le vice caché des pulsions joyeuses

Ma vie ces dernières semaines, c’est un chaos. Ce n’est pas triste, non, c'est juste chargé. Surchargé, peut-être. Des projets d'envergure stimulants mais qui drainent à organiser. Je ne suis pas vraiment une fille de long terme. Moi, quand je me lève un matin et que je décide que ma vie prendra cette tangente, eh bien cette tangente elle prend, souvent sans autres assises que celles de mes convictions spontanées.

J'éprouve une certaine admiration pour la patience de ceux qui prennent des mois voire des années à organiser un voyage, la construction d'une maison, un déménagement, des rénovations, un changement d'emploi, un plan de carrière, un mariage, la venue d'un enfant.

Je n'ai pas une telle patience, que non! Je décide, plutôt, et j'assume ma décision ensuite même si planifier m'aurait simplifié grandement les choses. Tout se décide à la dernière minute et je me découvre plein de ressources à laisser mon coeur mener. Suis pas cérébrale, du tout-du tout.

Nous partons en voyage. Ça fait un bout (un tout petit, quand même) qu'on y songe. L'envers de la médaille de cette décision de quasi dernière minute: de la recherche, beaucouuup de recherche de façon très condensée. Destination: nord de l'Italie. Itinéraire, hébergement, logistique. Inspirant, mais épuisant.

Avec les autres projets en branle, le temps qui passe, les délais serrés, les déchirures liées à ce voyage, ça joue sur le stress. On vise peut-être un peu haut.

Je râle, je peste, je m'énerve, je culpabilise, j'essaie de faire des pas en avant pour tous mes petits projets mais inévitablement je ne peux pas être efficace sur tous les plans. Il me faut faire les deuils nécessaires et accepter que je ne puisse arriver à tout faire. Dur, dur, pour une femme qui n'aime pas les compromis.

Ma fille bougonnait hier. Je l'ai prise contre moi, emmitoufflée dans la doudou rose. Aussitôt déposée sur le lit, comme toujours, ses yeux se sont mis à rouler. Abandon total, douillet, la crème de l'insouciance. Pas même dix secondes et elle dormait.

Je l'ai enviée. Enviée d'avoir toujours près d'elle quelqu'un qui la connaît et qui détecte suffisamment bien ses besoins pour y répondre et lui permettre un abandon aussi parfait. Enviée pour son sommeil qui guérit presque tous les maux d'humeurs.

Le manque est grand ici, mais on y arrivera.

11 commentaires:

L'Illustre inconnue silencieuse a dit...

....hummm....je quitte aussi pour ce coin de l'Italie avec mon clan...tellement un beau projet.

Bon voyage!

Grande Dame a dit...

Oh! Bon voyage à vous aussi, il y a tant à voir! Beaucoup de planification mais de beaux moments assurés.

Anonyme a dit...

Oh, un jour après l'autre...
je vous souhaites un super voyage, vous allez où dans l'Italie du Nord?
Mon mari est italien et je vous assure que ce pays est fabuleux!!!
Bon voyage!

Anonyme a dit...
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Anonyme a dit...
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Evyzamora a dit...

Je me retrouve dans plusieurs des points de ton billets, surtout le "prendre la décision et l'assumer par la suite.."
Plus le temps de départ approchera, plus l'énergie te reviendra!

Bon voyage

Grande Dame a dit...

Anonyme-au-mari-Italien, nous ferons Venise, Vérone, passerons par le Trentin Haut-Adige pour aller dans la région des Lacs.

Descente ensuite plus au sud pour rejoindre notre villa en Toscane et terminerons notre voyage à Rome.

Evy, le stress de la planification, au fur et à mesure que le tracé se peaufine, que les choses s'organisent, se transforme peu à peu en fébrilité.

maman a dit...

Si à certains moments ta vie semble chaoteuse, il faudra te rappeler l'agréable harmonie des petites abeilles travaillant autour des plates-bandes hier: Fils aîné à la pelle joyeux, malgré son doigt en veilleuse, Tout doux égrénant les mottes de terre avec persévérance, le p'tit bout choux toujours prêt à aider, mélange la terre avec grand-maman, tape sur les mottes de terre; Grand-charme si patient qui brouette en main fera les aller-retour et qui en plus allégrement déposera son petit frère sur la brouette déjà chargée pour un joyeux aller-retour qui emballe le plus jeune, et Grande Dame main à la pâte qui contemple sa future plate-bande qu'on a déménagé. Monsieur Sourire réclame la calamine pour soulager ses démangeaisons et veille entre-temps sur sa petite soeur.

La paye bien sûr motivait, mais il y a parfois de purs moments de grâce...et c'en était un!

Et d'aider à soulager une maman débordée qui s'en demande beaucoup ça fait aussi partie des pulsions joyeuses de la vie.

Pur bonheur a dit...

Dur d'organiser un tel voyage. Ma fille et son copain en ont mis des heures! Le train, la chambre etc.
Mais tu vas en venir à bout, ne t'en fait pas.

Anonyme a dit...

Un message absolument sympathique de votre maman Grande Dame. Lorsque je serai grand-mère je ferai de mon mieux pour être aussi accueillante avec les petits que le Fils Aimé fera entrer dans notre vie.
Merci de témoigner de vos petits bonheurs affectueux.

Gisèle

Grande Dame a dit...

C'est vrai Momz, bel esprit de coopération. Et quelle efficacité! J'en suis satisfaite.

Merci encore de ton aide.

Pur Bonheur, heureusement qu'on est bien récompensés après coup. ;o)