jeudi, juillet 26, 2012

Au Balthazar entre deux couches de peinture

Laval, Laval, bien sûr, je connais, j'y réside!

En tant que touriste ou exploratrice? Euh... D'accord, mes besoins de m'éloigner me mènent plus souvent ailleurs que dans mon propre patelin lorsque le besoin de découvrir, d'aller souper au resto ou de quitter la maison se fait sentir.

Et pourtant.  Des choses à voir, il y en a, dans mon patelin!

Il y a quelques semaines, j'ai eu l'occasion de découvrir en territoire pas trop inconnu une micro-brasserie qui ne donne pas sa place. Déco branchée, menu gourmet, bières de brasseurs québécois et service sympathique -ma deuxième visite l'a confirmé.

Un de mes nouveaux critères d'appréciation d'un commerce est celui de leur acceptation sympathique de notre gros toutou fou. Comme nous nous déplaçons toujours avec lui (ET que le risque d'une nouvelle bêtise de sa part génère un grand stress), cela est apprécié quand les commerçants nous facilitent la tâche. Parce que pour représenter une tâche, c'en est toute une!

Aussitôt arrivés sur la terrasse, avant même de nous proposer le menu, c'est le toutou fou qui compta les attentions: "Oh, voulez-vous que j'apporte un grand bol d'eau au chien?" Le gros chien fou apprécia autant que nous.

Parce que j'avais déjà eu mon coup de foudre pour la Vie de Château au début des vacances lors d'une dégustation comme seules les micro-brasseries savent le faire, j'ai commandé la même. Cette bière au scotch, de la micro-brasserie Le Grimoire est succulente. Doublement sur une terrasse par un après-midi qui nous inonde de soleil.

Au menu pour moi: un tartare de filet mignon avec frites maison sublissimes dégustées sur la terrasse avec mon calme, ma Vie de Château et mon bel homme. Tant pis pour la 4e couche de peinture qui nous attendait à la maison. Il fallait bien que ça sèche!

Au menu pour l'homme: variété de saucisses et choucroute. Mmmmm!

Et dire qu'on se pousse toujours à Montréal!
Qui a dit que les restaurateurs du Centropolis n'avaient pas leur mot à dire?

dimanche, juillet 22, 2012

Pendant leur absence

Tous les soirs je les borde. Bon, les quatre plus jeunes, et il m'arrive de m'arrêter dans la chambre des ados. Parfois, ils ont envie de parler. Parfois pas, avalés par leur ordi, leur PS3 ou leur besoin de solitude. Parfois c'est juste moi qui me dit que des ados de 15 et 17 ans doivent en avoir marre d'avoir leur mère dans les pattes.

Et je passe outre.
Pas grave.

Les autres veulent tous savoir de moi avant le dodo: ce que j'ai fait durant la journée, quelles courses j'ai été faire, ce que j'ai acheté, ce que j'ai fait à la maison, les téléphones que j'ai fait, ce que j'ai eu à régler, les incidents à la une, ce que j'ai fait au café, les bêtises du chien ou de Béatrice.

Ils bouffent du scoop.
C'est la plupart du temps de là que naissent nos discussions de bord de lit.

En rentrant de chez leur père, il faut rattraper le temps perdu. Ils surveillent la boîte à recyclage: "Ooh, vous avez commandé du poulet!! C'est pas juste!!" ou encore "Ohhh, vous avez fait des tortellinis! Mais mamaaannn! Tu le sais que j'adore ça, vous en faites toujours quand je suis chez papa!!!"

Je vais vous confier un truc: je trouve difficile de gérer le "quand je suis chez papa". Parce que même s'ils me manquent lorsqu'ils partent pour le week-end ou pour -cette fois- NEUF jours, je considère que j'ai le droit de cuisiner des tortellinis si ça me tente. Mes grands ne sont pas les seuls à aimer cela.

N'empêche. Chaque fois, je me dis: "Aaah, du saumon fumé, Coco aurait aimé ça..." "Des ailes de poulet...Grand-Charme aurait salivé!"...."Une sortie en camping, ç'aurait été cool de vivre ça avec les grands aussi! Une exposition au Musée des Civilisations sur les mangas? Fils Aîné aurait trippé!!".

J'ai tenté de relativiser avec eux: "Tu sais Tout-Doux, quand tu pars avec ton père, tu fais souvent des trucs qu'ici on ne fait pas souvent: vous partez en montagne toutes les fins de semaine, vous faites des pique-niques, vous allez au parc."

Mais c'est pas pareil.

Ce qui se passe avec papa devrait être une bulle à part qui ne LES PRIVE PAS de ce que maman, Grand-Homme et les petits font durant ce temps. "Mais Tout-Doux, vous faites plein de trucs chouettes avec papa!"...Haussement d'épaule. Ouais ouais, la vie est teeeellement dure...

Nous parlions de camping récemment. Tout-Doux (12 ans) de s'indigner: "Aaah, je l'savais! Vous faites toujours ça quand on n'est pas là...!" 

-Mais voyons Tout-Doux, nous y allons toute la famille ensemble bientôt....

-Ahhhh. FioUUU! J'ai souvent l'impression que vous gardez le plus intéressant pour quand on n'est pas là....

Comment une mère peut-elle gérer cela? Mon bonheur ultime rayonne quand TOUS mes enfants sont présents. Si cela n'est pas possible, je fais avec. Les petits aussi ont le droit de vivre des trucs cools avec leurs parents. J'essaie de profiter de la vie mais tout n'est pas complet. Mon bonheur est souvent lié au fait de les avoir tous près de moi, de jouir de leur dynamique, de leur esprit, de leur humour, de leur susceptibilité.

Mais je suis séparée alors je m'organise. Sans mes 4 grands les fins de semaine.

Et quand MOI je désire aller grimper des montagnes avec ma gang...."Aaaah, non, on ne fait que ça avec papa!!! Là, on veut relaxer, prendre le temps de voir nos amis...."

Je pense à l'ex qui ne vit pas le quotidien avec eux...Est-ce MON sacrifice que de devoir les voir préférer leurs amis le week-end? Peut-être bien...

Et si on préparait des tortellinis ce soir?

dimanche, juillet 15, 2012

Combien "vaut" une fête d'amis?

Qui dit nombreuse marmaille dit nombreuses fêtes d'amis. Celles des nôtres bien sûr (mon Coco célèbrera ses 11 ans dans quelques jours), mais aussi celles auxquelles ils seront invités.

En tout, pour Coco, six amis sont venus hier. C'était la journée idéale: superbe soleil, tout le monde de bonne humeur, belle dynamique garçons-filles et pas une seule chicane, même pour le partage des bonbons de la pinata. Bataille de ballounes d'eau, pinata, beaucoup de baignade, diner et gâteau.  Une fantastique journée!

Comme chaque année, les amis ont apporté un cadeau. Cette fois, je fus étonnée de la générosité des parents. Presque malaisée. Sur les six amis, quatre lui ont offert un billet de 20$, une a offert 15$ et l'autre ami lui a promis un cadeau pour bientôt (un de ses meilleurs amis qui revenait de voyage, n'avait pas de cadeaux à offrir mais ne semblait pas mal à l'aise de la "pression du cadeau à tout prix").

Bien que la plupart soient des amis de longue date, je trouve que cela fait beaucoup d'argent. Coco n'a que 11 ans mais surtout, si l'on additionne tous les 20$ offerts à toutes les fêtes où sont invités nos enfants (environ 5 ou 6 par année CHACUN), cela commence à représenter beaucoup d'argent pour les parents qui défraient.

Je me demande si ceux-ci se sentent radins de donner moins. Pourtant, cela serait non seulement tout à fait raisonnable mais surtout, légitime.

Coco, qui est très organisé, qui aime que tout soit préparé longtemps à l'avance, était satisfait du planning de son anniversaire. Il aurait été heureux et naturellement reconnaissant si chaque carte avait contenu la moitié moins d'argent.

Est-ce "tendance" d'être aussi généreux? Ou n'est-ce qu'une question de paraître? Peut-être suis-je simplement naturellement cheap? Je fais le calcul suivant: j'ai cinq enfants qui sont invités régulièrement à des fêtes d'amis en moyenne 5 fois par an. 5 enfants X 5 fêtes X 20$ = 500$, soit plus que le total de ce que j'offre en cadeau à tous mes enfants pour leur anniversaire ET Noël. Ça représente beaucoup d'argent, je n'en ai pas les moyens et aussi, je trouve important de focaliser sur le plaisir du temps passé ensemble, sur la fierté de voir tous ses amis présents POUR SOI.

Ayant son propre revenu, Fils Aîné assume maintenant les cadeaux des anniversaires de ses amis. Pour ma part, les cadeaux offerts gravitent autour du 10-15$. Je trouve cela raisonnable.

Comment les fêtes se "monnaient-elles" par chez-vous? Trouvez-vous normal que les montants investis pour les fêtes d'amis voient leur valeur multipliée cent fois plus vite que l'inflation? Êtes-vous confortable avec cela? Vous sentez-vous obligé-e d'offrir plus aux fêtes des amis de vos enfants si ceux-ci ont reçu beaucoup à leur anniversaire?

vendredi, juillet 13, 2012

Ne rien faire (ou aller voir un spectacle avec vos ados)

Ne rien faire? Hein?
J'ai réalisé récemment que je ne savais plus "ne rien faire". Ne rien faire m'angoisse: pas de comptoir à aller nettoyer, de traineries à ramasser, de bordel à ranger, de chicanes où intervenir.

Ne rien faire.
Juste attendre dans une file.

Il y a plusieurs mois déjà, Fils Aîné, Grand-Charme et moi avons décidé (d'accord, J'AI décidé, ils ont embarqué) d'aller voir le spectacle d'un de nos bands favoris qui se présentait à quelques minutes de la maison, au Centre de la Nature de Laval.

Billets admission générale. Il fallait donc arriver tôt pour pouvoir voir ZE Steven Tyler et bien sûr tous les membres d'Aerosmith. Fils Aîné, lui, espérait attraper ses offrandes généreuses au-dessus de la foule. Plusieurs heures à attendre dans la file et devant le stage. En attendant? Prendre son temps. Attendre. Rire des blagues de Grand-Charme, qui apprécie beaucoup mesurer 6'5" pour pouvoir se rincer l'oeil sans efforts dans le décolleté de n'importe quelle fille. Se tourner les pouces. Rien d'autre à faire anyway. Ah oui tiens: une partie de Monopoly sur son iPod.

Puis. Musique. Musique. Musique. Et, then, Rock.

Voilà ENFIN notre Steven, offert, généreux comme tout, magnifique à plus de 60 ans comme il l'était à 30. Bon sens, quelle énergie!!! D'accord, probablement poudré jusqu'aux sinus mais n'empêche, fesses d'acier (de mon point de vue -si-si, Grand-Charme m'a même demandé, lisant dans mes pensées: "Maman, est-ce que tu aimerais ça lui claquer une fesse dans son beau pantalon moulant?" - Tout à fait, cardio d'enfer, plaizzzir sur toute la ligne!

Tout en muscles, voix magnifique, original (et surtout authentique) avec le pied de son micro où sont suspendus tous ses amours de foulards (à plusieurs reprises je me suis dit qu'il allait finir par assommer un de ses collègues mais non, il maîtrise le pied du micro) et son allure pré-Leloup. Cet homme semble tellement aimer ce qu'il fait (et fait à souligner: ne PAS s'en lasser)! Si tout le monde pouvait être aussi heureux dans son travail!

"Love in an elevator", "Rag doll", "Jaded", "What it takes", plusieurs de leurs nouvelles tunes mais surtout, en rappel, ZE Dream on.

Moment de rêve avec mes fils.
Magique.

Mes ados ont trippé, moi aussi et j'en fus délicieusement comblée.
Un magnifique moment d'arrêt (qui m'a donné la chance de découvrir le Sam Roberts Band) et de "profiter du moment présent".

Je vais vous confier un truc. Aller voir un show rock avec ses ados signifie souffler, souffler fort pour tenter de garder les (nombreuses) fumées illicites loin de leurs chastes poumons. Mais bon. Au bord de la crise d'asthme, j'ai lâché prise.

Tant pis.

On est repartis le coeur plein, les oreilles bourdonnantes.
Et moi qui, faute de moyens, avais tenté de vendre mon billet!

dimanche, juillet 08, 2012

L'équilibre (ou tenir debout sur une planche de surf)

L'équilibre. Parlons-en. La grande quête de ma vie. Je vous ai cassé mille fois les yeux avec ça, non? Boulot-couple-travail-enfants-accomplissement ou le défi de ma vie.

Cette fois, on se parle de l'équilibre. Du vrai. Exit la métaphore.

Si vous n'avez jamais tenté l'expérience, c'est ici que ça se passe: maeva surf. Adepte de sensations fortes? Le FlowBoarding est en quelque sorte du surf intérieur sur une vague artificielle arrivant à environ 40 km/h où votre but premier est de maîtriser suffisamment votre corps pour demeurer sur la planche puis sur la vague, dont vous espérez les bonnes grâces. Si vous ne réussissez pas, ce qui arrivera très rapidement c'est moi qui vous le dis, vous aurez tôt fait être emporté, pour ne pas dire projeté par la puissance de cette vague, bien que durant toute votre expérience vous ne vous retrouviez jamais dans plus de huit centimètres d'eau et que les paramètres de l'environnement soient tout ce qu'il y a de plus sécuritaires.

Je vais vous avouer un truc: bien que je sois Lavalloise et que les deux jeunes et passionnés entrepreneurs à la tête de maeva surf aient établi leur vague ici depuis un an et demi, je n'avais jamais entendu parler d'eux, pas plus que de leur audace ou de leur entreprise spécialisée, qui prodigue des cours d'initiation ou de perfectionnement ou flowriding en plus de tenir une boutique de vêtements de surf. Nul doute que "leur vague" -la seule au Québec et une des trois seules au Canada- fera des petits. Il faut voir aller les pros de la vague pour être fasciné par la maîtrise qu'exige ce sport...surtout quand on a soi-même expérimenté le flowriding et qu'on sait que tenir 30 secondes avant d'être avalé par le monstre représente tout un défi!



Bien que l'activité puisse nécessiter une paire de couilles supplémentaires (personnellement je partais de loin), le jeu en vaut grandement la chandelle. Oh, bien sûr, je me suis cassé un ongle dès ma première débarque, je suis rentrée solidement dans le mur -coussiné, ne vous en faites pas!- que la vague avait sélectionné aimablement pour moi, je me suis découvert des muscles, je me suis levée le lendemain avec des bleus partout et la vague a fait de moi une exhibitionniste en arrachant littéralement ma camisole. Cependant, adepte d'adrénaline que je suis, j'ai adoré l'expérience! Qui plus est, jeune et dynamique, le personnel est aussi charmant que sympathique.

 Gâtez-vous...Rincez-vous l'oeil chez les pros!